24/02/2009

Et cela s'est passé dans mon village!!!!!!!!

 


 

CHARLEROI TRIBUNAL CORRECTIONNEL

Le souffre-douleur des garçons bouchers

 

Bizutage ou traitements dégradants sur un apprenti de 15 ans, à la boucherie Renmans d'Erquelinnes?

Ils sont cinq sur le banc des prévenus. Cinq garçons bouchers qui ont un jour travaillé chez Renmans, à Erquelinnes. Ce qu'on leur reproche n'est pas folichon : coups et blessures, détention arbitraire, traitements dégradants, attentats à la pudeur et même viol pour deux d'entre eux. La victime n'est autre qu'un apprenti de 15 ans, qui, pendant deux années complètes, est devenu le souffre-douleur du gérant et de ses employés masculins. Les quatre premiers prévenus reconnaissent avoir participé en partie à une forme de bizutage : parties génitales recouvertes de moutarde ou de poulet curry, les déculottées ou le badigeonnage du visage au mercurochrome. Ils avouent également avoir donné des claques « amicales » à l'adolescent, qui, disent-ils, enlevait même ses lunettes, demandant à se faire gifler. Bref, ce n'était qu'un jeu, selon les prévenus. Mais qu'en est-il alors du coup de la brosse à WC humaine ? L'apprenti, qui avait perdu aux cartes, a été pris « en poirier » par ses collègues qui lui ont trempé la tête dans les WC en actionnant la chasse. Et ce séjour de quelques minutes dans le frigo ? Ou dans le container à déchets de viande que l'un d'eux a trouvé spirituel de refermer sur le malheureux ?

Pour le viol, par contre, le Parquet et même l'avocate de la partie civile, Me Marie-Cécile Deprez, s'accordent sur l'absence de preuves. La victime accuse en effet deux des prévenus de lui avoir enfoncé un fusil à aiguiser dans le derrière, à travers ses vêtements. Mais l'apprenti n'a jamais accepté d'être ausculté par un médecin. Et aucun vêtement troué n'a été retrouvé. Pour le parquet, toutes les autres préventions sont établies, hormis peut-être les attentats à la pudeur dont « l'intention sexuelle » n'est pas forcément aisée à déterminer. Et c'est bien l'avis des différents avocats qui parlent de bizutage, et même d'affabulation de la victime en ce qui concerne le viol. Pour justifier ses mauvaises notes de stage, l'apprenti aurait exagéré la situation. A la défense, on plaide donc le sursis, la suspension simple, voire carrément l'acquittement. Jugement le 23 mars. F.D

 


17:43 Écrit par Le P dans Religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Je vous applaudis pour votre exercice. c'est un vrai charge d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : auto ecole paris 11 | 19/07/2014

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