07/05/2008

Alain en a vraiment marre.

Marre, marre, marre...


On en a marre. Marre. Vraiment marre de ce mauvais cinéma politique que nous offrent les principaux acteurs de la rue de la Loi. Cela devient insupportable, écoeurant, lamentable. Plus personne, hormis quelques excités linguistiques, ne suit les démêlés incompréhensibles de ce dossier politique de malheur. En temps normal, la recherche d'un compromis politique entre deux Communautés a quelque chose de grand, de beau, de noble. Là, on est tombé dans le ridicule.

On avait pourtant senti comme un regain d'intérêt des Belges pour le débat politique, une saine curiosité qui traduisait en même temps la crainte de voir des apprentis jouer avec le feu, avec le destin d'un pays brinquebalant. Aujourd'hui, plus personne ne comprend pourquoi toute la politique belge est suspendue à un dossier. Pas un dossier concernant le pouvoir d'achat, les pensions, la sécurité, la fiscalité, la santé ou quelque chose qui touche les gens concrètement dans leur vie. Non. Un dossier institutionnel jeté dans l'actualité par des hommes qui ne vivent que de cela : de nos imbéciles querelles communautaires, réelles, supposées ou fabriquées.

Marre, marre, marre.

Depuis quasiment dix mois, les francophones se voient imposer un agenda politique dont ils ne veulent pas. Et là, on est à nouveau à deux doigts de voir les Flamands utiliser leur supériorité numérique pour forcer un choix politique unilatéral alors qu'ils avaient promis et inscrit dans un accord que la solution ne pourrait être que négociée. Oui mais voilà. Les ultranationalistes flamands ont bêlé. Et comme des moutons, les autres suivent. Marre, marre, marre.

Pendant ce temps-là, Yves Leterme, le Premier ministre d'un gouvernement fantôme, s'en va faire quelques civilités à Paris, à Berlin, comme s'il attendait que d'autres préparent la solution à sa place. Généralement, un Premier ministre bénéficie d'un état de grâce de 100 jours. Mais qu'a donc fait Yves Leterme depuis son entrée en fonction, le 22 mars ? Il serait injuste de dire qu'il est le seul responsable de l'indigence politique de ce gouvernement. Mais on ne peut pas dire qu'il impose à son équipe une marque, un style, une méthode ou plutôt si : la désolation, l'enlisement, la sécheresse. Et s'il a des difficultés, aujourd'hui, ce n'est pas à cause des francophones, comme son entourage tente de le faire croire mais bien par la faute de son propre parti qui lui échappe totalement. Le plus dur n'est pas d'arriver au 16, mais d'y rester et d'y briller. Marre, marre, marre.

10:34 Écrit par Le P dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marre, gouvernement, leterme |  Facebook |

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